Renault 12 TR


Renault 12 TRRenault a développé dans une usine spécialisée sa production de boîtes automatiques et il semble bien décidé à démocratiser ce genre de transmission en la proposant en option sur deux modèles de 1300 cc à l’époque : la 15 TL et la nouvelle Renault 12  baptisée TR. Cette dernière est un nouveau modèle avec une présentation et un équipement personnalisés. Elle emprunte le moteur et les sièges de la R12 TS mais, pour des questions de prix de revient, son équipement est un peu moins complet.
Cette décision de proposer la boite auto à de nouvelles couches d’acheteurs français découle des résultats plutôt positifs enregistrés par les Renault 16 à boîte automatique qui obtiennent dans les agglomérations un pourcentage de pénétration non négligeable. Toutefois il reste à craindre une certaine réticence du public vis-à-vis de la boîte automatique, due en grande partie au supplément de prix trop élevé exigé par les constructeurs. La solidité de cette transmission n’est pas en cause puisque chacun sait maintenant qu’elle est plus robuste qu’un embrayage et qu’elle économise de surcroît le moteur grâce au coupleur qui limite les changements de régime trop brusques.
La Renault 12 TR est commercialisée à partir de 1974, Le moteur bien connu n’est autre que le 1289 cc de la R12 TS développant 60ch (DIN). L’avance à l’allumage et les réglages du carburateur ont été adaptés à la transmission. Ce groupe est accouplé à un ensemble entièrement automatique à trois rapports en marche avant comprenant un coupleur hydraulique et une boîte épicycloïdale à commande électronique. Cet ensemble a fait largement ses preuves sur les R 16 depuis plusieurs années et il continue à être considéré comme une des meilleures réalisations du genre. Contrairement à ce que l’on trouve sur la R 16, la boîte est évidemment située après le moteur et il a fallu inverser le couple du pont, ce qui n »était pas un problème puisque cette disposition existait déjà sur les Renault 12 US et sur les R 15 et R 17 automatiques.Brochure Renault 12 TR
La qualité précieuse de cette boîte est sa rapidité extrême de réaction ainsi que sa douceur exemplaire de ses passages. La seconde se récupère quasi instantanément et il est même possible de repartir en première sans à-coups à l’occasion d’un dépassement, par exemple. Pour une fois, on se trouve en présence d’un automatisme qui réagit au quart de seconde et répond à tous les désirs du conducteur. Le levier central ou plutôt la poignée est facilement accessible, avec des repères éclairés globalement et non pas seulement celui correspondant au rapport enclenché. On retrouve les six positions classiques P, R, N, A, 2 et 1.
A régime moyen, on se retrouve à peu près avec les mêmes consommations qu’avec une boîte mécanique, sur autoroute elle est par contre plutôt « gloutonne ».
La suspension sur ressorts hélicoïdaux et amortisseurs télescopiques sur les quatre roues n’a subi aucune modification, pas plus que la direction à crémaillère ni le système de freinage à disques à l’avant et tambours à l’arrière avec assistance à dépression. Dans la boîte, la démultiplication de la troisième avec 26,05 km/h par 1000 t/min correspond à peu près à la quatrième de la boîte mécanique tandis que la seconde correspond en gros à la troisième et que la première est nettement plus longue. Les pneus sont identiques, mais la 12 TR n’a pas droit aux jantes façon sport des R 12 TS. Tout le reste de la voiture ne se distingue que par l’inscription particulière à l’arrière.

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